Le Collège médical de l'Union de Pékin révèle que l'acide rosmarinique soulage l'asthme allergique via l'axe intestin-poumons.
L'asthme touche 3 % de la population mondiale, causant plus de 250 000 décès et affectant plus de 600 millions de personnes présentant des symptômes. Il a un impact important sur la santé physique et mentale, entraînant une baisse de la productivité au travail, une diminution des capacités physiques et une altération de la qualité de vie. L'asthme représente un fardeau économique considérable, en particulier pour les personnes dont l'asthme est mal contrôlé et dans les pays à faible revenu. L'asthme est une maladie complexe influencée par des facteurs génétiques et environnementaux et déclenchée par des infections, des allergènes et des irritants. L'inflammation et le remodelage des voies respiratoires sont hétérogènes. De par sa complexité, l'asthme est difficile à traiter et à prévenir. Le traitement de l'asthme vise à réduire les symptômes, à maintenir un niveau d'activité normal et à prévenir la détérioration de la fonction pulmonaire. Les traitements anti-inflammatoires et bronchodilatateurs, tels que les corticostéroïdes, les bêta-2 agonistes et les anticholinergiques, constituent le pilier du traitement de l'asthme. Ils sont introduits progressivement pour contrôler les symptômes. Les corticostéroïdes inhalés sont considérés comme le traitement de première intention des exacerbations aiguës d'asthme et peuvent être associés à des β2-agonistes d'action intermédiaire, tels que le salbutamol, la terbutaline et la pyridostigmine, pour une meilleure efficacité thérapeutique. Les anticholinergiques sont également utilisés pour réduire la bronchoconstriction et l'inflammation des voies respiratoires.
Le SXCF est extrait de la plante médicinale traditionnelle chinoise *Hardy Pointed Goddess of Mercy*, utilisée depuis longtemps pour traiter l'asthme. L'acide rosmarinique (RosA), un composé phénolique présent dans le SXCF, est son principal ingrédient actif. Des études cliniques et expérimentales ont démontré l'efficacité du RosA dans le traitement de l'asthme, sa capacité à moduler le système immunitaire, à protéger le foie et les reins, et son innocuité générale. Cependant, son mécanisme d'action anti-allergique précis reste inconnu.
La RosA est un composé phénolique hydrosoluble, mais sa biodisponibilité est extrêmement faible (environ 1,57 %) en raison de sa faible perméabilité membranaire. Des études antérieures ont montré que la RosA administrée par voie orale est métabolisée dans l'intestin pour produire des composés phénoliques plus simples et plus facilement absorbés. Ces derniers subissent ensuite une réaction de liaison dans le sang et sont éliminés de l'organisme par les reins. Cependant, dans notre étude, les concentrations systémiques de RosA et de ses métabolites sont restées inférieures à 0,5 ng/ml après traitement oral, indiquant que ni la RosA ni ses métabolites ne suffisent à produire un effet anti-asthmatique par voie orale, ce qui suggère l'implication du microbiote intestinal.
Comparaison de SXCF et de RosA dans le soulagement de l'asthme allergique et l'implication du microbiote intestinal

La 5-HT, les AGCC et le LPS agissent comme molécules de signalisation intimement impliquées dans l'établissement des effets anti-asthmatiques de RosA via l'axe intestin-pulmonaire. Plus précisément, RosA réduit la formation de métabolites d'origine bactérienne (principalement le cholate) pour inhiber la biosynthèse de la 5-HT, inhibant ainsi la bronchoconstriction et la vasodilatation induites par la 5-HT. De plus, la diminution des taux de 5-HT inhibe la production d'IgE et de mucus en modifiant le métabolisme des métabolites secondaires (principalement TXA2 et 5-HETE). Par ailleurs, RosA favorise l'abondance des probiotiques indigènes et la synthèse associée d'AGCC, ce qui, à son tour, stimule l'expression des protéines des jonctions serrées intestinales (ZO-1 et OCLN), contribuant ainsi à la santé intestinale globale. De plus, les AGCC ont augmenté l'expression des TCM intestinaux (MCT1, SMCT1 et MCT4), améliorant ainsi leur efficacité de distribution systémique et réduisant davantage les réponses inflammatoires médiées par Th2/ILC2, la production d'IgE, l'afflux d'éosinophiles et la production de mucus. RosA a également inhibé la production et la translocation des bactéries pathogènes natives et du LPS associé, réduisant ainsi l'inflammation intrapulmonaire médiée par TLR4-NFκB.
En conclusion, notre étude montre que le mécanisme anti-asthmatique de la rosacée orale est principalement dû aux métabolites microbiens intestinaux qui agissent comme molécules de signalisation dans l'axe intestin-poumon. La rosacée active de multiples voies complémentaires et partiellement redondantes pour produire un effet synergique. Ceci fait de la rosacée un candidat médicament sûr, efficace et fiable, potentiellement utilisable comme alternative aux glucocorticoïdes dans le traitement de l'asthme.











